Le logiciel dévore le monde, marchons dans le Dehors

Le logiciel dévore le monde, marchons dans le Dehors

- 18 mins

Choisir la vie, choisir un boulot, choisir une carrière, choisir une putain de télé à la con, choisir des machines à laver, des bagnoles, des playlists, des smartphones. Choisir la santé, un faible taux de cholestérol et une bonne mutuelle. photographed by [Ryan McGuire](http://www.laughandpee.com/) and free of [copyright restrictions.](http://www.gratisography.com/terms.html)

Choisir les prêts à taux fixe, choisir son petit pavillon, choisir ses amis, choisir ses vacances, choisir son canapé avec les deux fauteuils, le tout à crédit avec un choix de tissus de merde. Choisir de bricoler le dimanche matin en s’interrogeant sur le sens de la vie, choisir de s’affaler sur ce putain de canapé et se lobotomiser aux jeux vidéo en se bourrant de MacDo. Choisir de pourrir à l’hospice et de finir en se pissant dessus dans la misère en réalisant qu’on fait honte aux enfants niqués de la tête qu’on a pondus pour qu’ils prennent le relais. Choisir son avenir, choisir la vie. Pourquoi je ferais une chose pareille ? J’ai choisi de pas choisir la vie, j’ai choisi autre chose. Les raisons ? Y a pas de raisons. On a pas besoin de raisons quand on a le logiciel. 
( Hommage à peine dissimulé à Renton, Ewan Mac Gregor, dans Trainspotting (1996), écrit par John Hodge)

Espace dédié à la formation et à l’expérimentation de l’école des Beaux-Arts de Lyon, image par Xavier Coadic, [licence CC-BY-SA](http://creativecommons.org/licenses/by-sa/4.0/) 4.0

Ce qui suit dans ces écrits est empreint d’effluves d’Alain Damasio, notamment de son livre la zone du dehors, mélangé à mes transpiration d’une semaine non ordinaire à Lyon. Il en sera de votre gré d’apprécier ce parfum comme une puanteur ou comme les senteurs d’un printemps du renouveau.

Le Dehors de toute chose

Je voyage par des applications tablette ou smartphone
Je prototype et écris en ligne via des plateformes
Je converse entre Rennes, New York, Lyon, Londres instantanément via des messageries bleutées
Je confie mes données personnelles à des algorithmes
Des cryptocurrency sécurisent mes échanges
Un correcteur informatique reprend mon orthographe
Je rencontre des personnes via des réseaux sociaux
J’interviens professionnellement via des virtual hangout
Je me repère via des cartes numériques ultra précises qui connaissent ma position et celles de mes amis, voir aussi mes goûts et mes désirs…

M’échappant péniblement à l’hypertrophie de l’égo, force est de constater que cette chaine omnivore ne s’applique qu’au bas mot à 2,9 milliards d’êtres humains connectés. Sans mesurer l’impact sur le reste de l’humanité…

Avons nous besoin de tout cela pour changer le monde, espérer un mieux vivre et un mieux faire ensemble?

Le logiciel dévore le monde (Marc Andreessen, Why Software Is Eating The World), cela exprimerait il une volution pure de l’humanité, dans le sens de s’enrouler en volute, d’une rotation descendante aspirée par un trou noir inexorable? 
Je cultive la conviction que nous, en qualité d’humain, ne devons pas devenir les machines du logiciel.

Image extraite du Film [***Ex Machina,***](https://fr.wikipedia.org/wiki/Ex_Machina_%28film%29) *de* [Alex Garland](https://fr.wikipedia.org/wiki/Alex_Garland "Alex Garland")

Machina signifie astuce, invention ingénieuse ou dispositif qui un produit fini mécanique capable d’utiliser une source d’énergie pour effectuer par elle-même, sous la conduite ou non d’un opérateur, une ou plusieurs tâches spécifiques, en exerçant un travail mécanique sur un outil, la charge à déplacer ou la matière à façonner.
 Un logiciel est un ensemble de séquences d’instructions interprétables par une machine et d’un jeu de données nécessaires à ces opérations. Le logiciel détermine donc les tâches qui peuvent être effectuées par la machine, ordonne son fonctionnement et lui procure ainsi son utilité fonctionnelle.

”{…} Ordonner le désordre.
Confisquer le rapport à soi dans l’épaisseur d’un dossier jamais clos. Vous dire qui vous avez été. Comment vous êtes et qui vous devez être. Non pas mutiler. Non pas opprimer ou réprimer l’individu comme on le crie si naïvement: Le Fabriquer.
Le produire de toutes pièces et l’assembler pièce à pièce. Même pas ex nihilo: à partir de vos goûts, désirs et plaisirs! Copie qu’on forme tout simplement.”

Extrait d’un texte de Capt “Le dehors de toute chose” dans La zone du dehors de Alain Damasio -

Quid de de notre réalité humaine dans ce monde dévoré, que faisons nous de ces objets connectés qui nous submergent? Montre qui veut du bien à votre cholestérol, chaussures qui vous indiquent de courir plus droit, voitures qui tracent vos déplacements, vêtements qui régulent votre odeur… Être dynamique et performant sans se fatiguer… Quel paradigme magnifique…Les raisons ? Y a pas de raisons.

Si le système ne nous fait aucun mal, si sa raison d’être ne consiste qu’à gérer les déplacements et les gérer pour le bien de tous, pourquoi s’attaquer à sa douceur?” La zone du dehors de Alain Damasio -

Vous aurez toujours la possibilité de vous esclaffer “c’est comme ça je n’y peux rien”
Souriez vous êtes gérés, rigolez vous êtes “data surveillés”, pleurez vous êtes codés. 
Coder ou être codés, c’est là la légende du monstre omnivore que nous devons affronter.
Nous, être humains, pareils à notre système immunitaire, nous construisons en partie dans l’adversité face à notre environnement. Lorsque nous nous laissons gérer plus ou moins sciemment avec douceur, nous nous appauvrissons?

Dans ces tours panoptiques, nos “innovations” fièrement développées par nos soins pour nous observer nous les prisonniers enfermés dans nous douces cellules individuelles sans pouvoir réellement savoir si nous sommes observés, que nous reste t-il d’humanité, de liberté, de créativité?

Pis encore, ce que le logiciel ne peut pas faire, car tache encore trop complexe aujourd’hui ou trop nano pour être prise en compte, l’individu est invité à le faire à sa place pour lui transmettre ensuite les données. Montre connectée aux calories brulées, drone domestique suivant son acheteur, photo de paysages géolocalisables ou de visages humains mappés par des polygones que l’on prend pour un un truc fun, vidéosurveillance personnelle consultable en ligne pour la sécurité de nos enfants ou le bien être de son quartier résidentiel…
Capter, ordonner, gérer dans la douceur nourrie de nos désirs disparates sur un lit d’angoisse homogène: vouloir le contrôle de nos vies dans l’optique de les rendre améliorable.

Il nous faut nous affranchir de notre fonction d’humain-machine héritée des révoltions industrielles du 20e siècle, il nous faut nous désincarcérer de l’affrontement avec le logiciel. Dans le cas contraire nous serions recyclés ou dévorés.

Se libérer, ne croyez surtout pas que c’est être soi-même. C’est s’inventer comme autre que soi. Autres matières: flux, fluides, flammes…Autres formes: métamorphoses. Déchirez la gangue qui scande “vous êtes ceci”,vous êtes cela”, “vous êtes…”. Ne soyez rien: devenez sans cesse. L’intériorité est un piège. L’individu? Une camisole. Soyez toujours pour vous-même votre dehors, le dehors de toute chose.”
Extrait d’un texte de Capt “Le dehors de toute chose” dans La zone du dehors de Alain Damasio -

Espérons que les adeptes des étiquettes “générations X, Y et Z” apprennent un jour que la véritable vie organique ne s’enferme pas dans des gangues. Que celles et ceux qui acquiescent à cette aliénation se pose la question suivante:
“En tant qu’organisme vivant synthétiquement assemblé pièce à pièce, peut-on vieillir et mourir d’une vie que l’on a jamais vraiment eu?” . Déchirez la gangue !

Cette volonté de nous incuber, de nous accélérer pour notre plus grand bien est profondément dérangeante. A titre d’être vivant c’est déjà plus que dérangeant. 
Incuber? Mettre en cube, sous cloche, copie qu’on forme !
Si l’on applique cette volonté d’incubation et d’accélération aux nécessités de réelles innovations et transitions qui se présentent devant nous, l’avenir devient très sombre car, sous couvert de bonnes intentions, nous contaminons dans l’œuf (voire empoissonnons) tout embryon de réel changement d’un système pervers et nocif. 
Accélération? Vous assembler pièce à pièce sans vous mutiler, avec vos goûts, vos désirs, vos envie puis vous dire comment vous êtes et qui vous devez être.
Mémoire du mal et tentation du bien écrivait Tzvetan TODOROV.

Si nous voulons innover radicalement et résoudre des défis sociétaux, sociaux, environnementaux, il est urgent de s’inventer comme autre que soi, de cesser de vouloir “encuber” les jeunes poussent des sentiers non battus, il va falloir apprendre à penser hors des cadres préconçus et éviter les hémiplégies de pensée qui consistent à ignorer les autres savoirs du Dehors.

Le logiciel dévore le monde…
C’est, de mon point de vue hypertrophié, une révolution comparable à l’imprimerie de Gutenberg. Peut être même plus grande…

Sans conscientisation par les usagers et appropriation par l’écosystème des savoirs, expériences, techniques et technologies, incubation ou accélération serait ainsi comparable à confier, de la part d’imposteurs en compétences, la responsabilité morale de la diffusion de savoirs et la culture des Communs à des illettrés.

Coder ou être codé?
Jardiner, alimenter les communs,
redonner de la légitimité aux mouvements,
nourrir les communautés,
outils, ressources et solutions favorisant leur pérennité,
transmettre, passer, donner à voir, donner à faire par soi même,
démocratiser…
Pourquoi ferais-je une chose pareille ? J’ai choisi de choisir la vie, j’ai choisi autre chose que de me laisser dévorer. Pourquoi? Il y a des tas de raisons…

Lyon, une semaine dans un Tour non ordinaire dans le Dehors

je n’ai eu de cesse depuis quelques années de répéter et re imaginer que notre monde n’avait de sens et d’avenir que si et seulement si la connaissance, les savoirs, techniques et technologies voyageaient et s’hybridaient. 
Les internets ont permis une augmentation exponentielle de ces possibilités mais sans déplacement physique de l’humain pour accompagner ces ressources numériques point de salut à l’horizon dévorant. 
Détacher les actes de ma pensée et de ma parole ne mènerait pas même à une philosophie de centre commercial.

UN PHILOSOPHE, c’est pas quelqu’un qui contemple, et c’est même pas quelqu’un qui réfléchit. Un philosophe, c’est quelqu’un QUI CRÉE.”
Gilles Deleuze

J’ai donc lancé LabOSe, une sorte de tour de France en mode nomade et Laboratoire Open Source d’expériences libres et distribuées. 
Une rage de jardiner et cultiver les Communs au delà de nos individualités. Après 13 jours à Auray pour soutenir 2 projets (fablab et Tiers-Lieux, à lire sur: La bienveillance nourrit ce monde. Heureux qui comme les bienveillants…) me voilà plongé toujours plus profond dans les actes et les expérimentations.

La déclaration de départ du Tour #LabOSe: [Le jour où j’ai tout](https://medium.com/@XavierCoadic/le-jour-o%C3%B9-j-ai-tout-98e46619b654#.3ps4r4sb9)

Restituer concrètement les pratiques, expériences, savoir-faire et connaissances accumulés lors de collaborations diverses et innovantes, lors d’un temps suffisant, à ces projets et communautés qui changent le monde en explorant le Dehors.

Ainsi je me retrouve à Lyon, du 22 au 28 mars 2016, au contact de La Myne, ex Paillasse Saône, l’éco Hacklab de Lyon, pour me mettre aux services de cette communauté et de leur Tiers-Lieux, [M[y]ne](https://www.lamyne.org/ateliers) :La Manufacture des Idées et des Nouvelles Expérimentations.

Qu’avons nous jardiné, hacké, passé, transmis ensemble lors de cette semaine?

Tout d’abord, lors du colloque Les Communs Territoriaux à Sciences Po Lyon par le réseaux des territorialistes, je me suis mis en appui de la Paillasse Saône. Pour servir de poil à gratter comme le disait Rieul Techer, co-fondateur de l’éco hacklab Lyonnais.

Court résumé de l’atelier sur [Storify](https://storify.com/XavierCoadic/commun-territoriaux-lyon)

J’ai bien évidemment pris quelques notes afin de documenter et retranscrire les échanges entre les acteurs présents, la Paillasse Saône et Alternatiba Rhône: “Dynamique de communauté et production de savoir” à IEP de Lyon.

Dans la foulée ce fut soirée d’échanges autour du Biomimétisme et des pratiques à laquelle j’avais le plaisir de contribuer. Nous vous offrons le fil des échanges afin d’alimenter vos jardins des savoirs.

Biomimétisme #5 - “L’Agora de la clairière” (Henry Dicks, docteur en philosophie de l’écologie et du biomimétisme.
C’est la 5éme rencontre autour du Biomimétisme qui a lieu à la Paillasse Saône. L’objectif de cette rencontre…

Un moment fort en intensité, une exploration et des partages enrichissants que ne nous pouvions pas garder entre nous. Jardiner, cultiver, passer et recommencer…

Dès le vendredi matin sur le pont pour préparation d’une journée un peu hors des sentiers battus et un appui à la pérennité du Tiers-lieux la MYNE.

"#LabOSe Toujours à #Lyon dans un Tiers-Lieu pour appuyer @LaPaillassaone Aujourd'hui Bar à couleur #DIYbio et maker"

Puis après midi Bar à Couleur Do It Yourself ou comment transformer un espace de l’école des Beaux-Arts de Lyon en mini laboratoire de culture bactérienne permettant l’extraction de pigment.

La documentation du projet: Bar a couleur — PPA/LPS MYNE

Espace des Beaux-arts de Lyon à la gare Parrache, image par Xavier Coadic, [licence CC-BY-SA](http://creativecommons.org/licenses/by-sa/4.0/) 4.0

Samedi 26, Travaux à la M[Y]ne, j’ai été chargé de lancer le travail: Imaginer et concevoir un Labo citoyen de biologie DIY attrayant, fonctionnel, ergonomique, modulable et mobile depuis la cave au rez-de-jardin.

Le Labo de la Myne image par Xavier Coadic, [licence CC-BY-SA](http://creativecommons.org/licenses/by-sa/4.0/) 4.0

Le Labo de la Myne image par Xavier Coadic,[licence CC-BY-SA](http://creativecommons.org/licenses/by-sa/4.0/)

En partant des doléances recueillies lors de discussions informelles avec les usagers de la M[Y]ne conjuguant cela à mes expériences passées dans d’autres Biohacklab et quelques reste de Biologiste traditionnel, j’ai imaginé l’aménagement du garage en rez-de jardin comme un laboratoire citoyen de Biologie DIY qui donne envie, qui donne à voir et qui donne à faire. 
Après 1h à comprendre l’espace, les flux de passage, les besoins de la communauté et l’inventaire matériel disponible, j’ai griffonné un plan qui sera soumis à la communauté de la M[y]ne pour appropriation de la proposition, modification et lancement des quelques travaux.

Il ne reste plus qu’à revenir pour mettre la main à la pâte avec eux…

Lundi 29 c’était “pas de répits” pour les explorateurs du Dehors avec #ForkMyKitchen2 — Design la cuisine sans gâchis

image par Xavier Coadic,[licence CC-BY-SA](http://creativecommons.org/licenses/by-sa/4.0/)

Mise au niveau d’informations équivalentes pour tous les participants de ce jour. U point fort de La M[Y]ne: permettre à chaque impliqué d’être au même stade d’information que ces pairs quelque soit son niveau de pratique, son univers d’origine et son ancienneté dans le projet.

Au programme plein de choses à faire et d’idées à prendre: bacs de conservation sans énergies, aménagement des espaces et usages, module aquaponique, lombricomposteur… Riche séance de travail collaboratif, de bricolage, de hack et de do it yourself !
Idée redondante en tête: “Soyez toujours pour vous-même votre dehors, le dehors de toute chose.”

Un petit résumé de cette belle troisième semaine du Tour #LabOSe s’imposait.

“Seuls les esprits superficiels abordent une idée avec délicatesse.”Emil Michel Cioran Étape 2, à Lyon, d’un tour de France un peu fou dans les fablabs,tiers-lieux et communautés collaboratives open source

Au départ cette aventure non ordinaire je me suis jeté seul dans le vide, sans parachute. J’y vais et je plonge dans le Dehors sans faire semblant, en plaçant mon avenir et ma sécurité dans les mains d’une foule que je ne connais pas personnelement.
 J’ai été très surpris d’être vite soutenu par plus 40 contributeurs sur “Le Pot Commun”. Le chemin dans le Dehors est encore long mais je garde une confiance inébranlable dans l’implication civique de bienveillants anonymes alimentant la collecte. 
Ma démarche repose sur une mise œuvre concrète de ce qui s’appelle la “civic tech” composée de 5 piliers:

Ce qui m’a le plus étonné lors de ce début de périple et pendant cette semaine lyonnaise c’est qu’une belle petite équipe s’est naturellement composée autour de #LabOSe pour rendre ce tour encore plus collaboratif, pour penser l’après expérimentations. Une utopie que nous voudrions rendre concrète pour permettre à des dizaines de personnes d’entreprendre la même démarche avec plus de sécurité pour polliniser des centaines de lieux, communautés et projets qui changent le monde.

Comme il s’agit d’une initiative décentralisée et distribuée, je propose de considérer que toute personne s’impliquant avec énergie et actions dans ce Tour de France #LabOSe est légitimement co organisatrice

Mon petit doigt me dit que cette liste pourrait rapidement s’allonger…

Ce qui est certain c’est que le Dehors je ne viens pas le visiter comme un parc, pour y faire une ballade {…} Il nous aère. Il nous troue le ventre, le cœur. Creuse le crâne. Et chaque fois qu’un vide se fait, que sa déchire du dedans pour s’ouvrir, même un tout petit peu, alors que passe un vent, quelque chose fuit, qui fait appel d’air, ça vit. Ce que je viens chercher ici, c’est cette sensation que l’espace prolifère en moi {…} Le Dehors entre, m ‘ouvre, il météorise, il oxygène et ainsi forme la pensée, ainsi la sensation, lorsqu’elle est neuve ou inouïe.” Extraits choisis des mots de Capt “Le dehors de toute chose” dans La zone du dehors de Alain Damasio -

Pour ne pas être dévoré, pour ne pas voir le monde se faire dévorer, j’entreprends, j’essaime, je transmets, je cultive, je voyage, je marche dans le Dehors. 
Notre réalité humaine dans ce monde est juste là sous nous pieds et dans nos yeux, il est de notre responsabilité de changer nos pas et d’ouvrir nos regards.

Mon périple continue encore et encore, me voici à Nantes, étapes 3/7, pour la dernière semaine de Mars au soutien de mutlibao, une plateforme contributive reposant sur une technologie open source visant à mutualiser et rendre accessible des approches collaboratives porteuses d’espoir en reliant les connaissances par delà les réseaux.

Il y a aura encore tant à raconter et à transmettre après cette semaine sur les bords de l’Erdre et de la Loire.

Je vous laisse maintenant juger du parfum de cet article.
Je vous laisse vous approprier les ressources.
Je vous laisse libre d’y contribuer de la manière qui vous conviendra.
Je vous donne rendez-vous ici ou ailleurs, aujourd’hui ou plus tard.

Ressources

[Le jour où j’ai tout …] J’ai 34 ans, pas d’enfant, pas d’histoire amoureuse, pas de patron et pourtant j’ai le sentiment de posséder bien trop… medium.com

La bienveillance nourrit ce monde. Heureux qui comme les bienveillants… Je suis parti il y a maintenant 13 jours dans un grand trip peu ordinaire mais profondément ancré dans les Communs. medium.com

Exported from Medium on December 21, 2017. Converted form HMTL to markdown with Pandoc

Merci à toutes les personnes qui soutiennent les efforts par leurs dons


Xavier Coadic

Xavier Coadic

Human Collider

rss framagit twitter github mail linkedin stackoverflow