Conférence au web2day 2018 : biononymous et bioprivacy

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Retranscription du texte manuscrit qui a servi de base pour la conférence au web2day 2018. Les échanges ayant eu lieu en direct et pendant 40 minutes, ils seront évidemment légèrement différents sur la vidéo.

La conférence précédant celle sur biononymous et bioprivacy était tenue par Esther d’[Exodus Privacy][https://exodus-privacy.eu.org/) sur la collecte de données par les applicaions mobiles sur les sytèmes Androïd (voir un aperçu du contexte). Ce qui m’a permis de ne pas à avoir à introduire les problématiqes liées à ces rsiques de collectes de données par appareils mobiles.

Crédit photo : Victor Lerat

Vous pensiez sincèrement que j’allais m’injecter une puce dans le bras ?

S’insérer une puce dans le bras, qui plus est sur une scène de festival, n’est pas plus du biohacking qu’un speed dating chez google avec un coach en marketing n’est une immersion dans le cyberspace.

Ce scrypt Monty Python étant posé pour détendre l’atmosphère, je peux maintenant vous faire 2 confessions :

Ainsi, je n’ai aucune certitude sur ce que nous allons ensemble travailler comme faits et comme questions aujourd’hui, puisque je vous propose de m’intérrompre à tout moment pour amener vos suggestions et vos questions.

La première des batailles pour les libertés individuelles et collectives pourraient être celle du langage.

Ainsi, je vous présente mes excuses pour ces deux anglicismes titrant une intervention en français. Mais concernant ces deux concepts exposés, j’aime à chaque jour, à chaque ateleir, à chaque manipulation technique, interroger les personnes présentes autour pour mieux définri en français ces deux problèmatiques.

Voici donc où j’en suis aujourd’hui dans l’explication des ces deux concepts. Je me fiche également totalement que ces changements de dénomination ne fassent pas pucnline. C’est même là un des intérêts.

En traravaillant ce langage nous attaquons des concepts purement descriptifs pour ensuite concevoir collégialement des instruments de construction qui permettent de façonner ou de libérer des choses que l’on ne voyait pas auparavant. Et vous comment concevez vous « Biononymous et Bioprivacy » ?

Mais d’où vient cette analyse d’un ou de plusieurs risques sur les libertés du vivant ? Des risques qui semblent être aujourd’hui très peu visibles par une grande partie de la population, y compris par les personnes qui travaillent dans et autour des nouvelles technologies.

« La surveillance biologique est le moyen par lequel la science biologique est utilisée pour suivre, surveiller, analyser et transformer les corps en données. C’est l’extraction de l’ADN et des microbes de la peau, des ongles, des cheveux et des fluides corporels. C’est l’analyse des parties identifiantes du corps et de l’individu comme le visage, la voix, les empreintes digitales et les iris. C’est le suivi de la vie elle-même par la chaleur du corps, le pouls, la transpiration, les flores bactériennes et le mouvement involontaire spécifique. C’est la vulnérabilité à laquelle nous sommes tous et toutes confronté⋅e⋅s chaque jour par la situation même d’être humain, en ayant simplement un corps.

Vous me pensez paranoïaque ?

Bien voilà !

Autant je pensais naîvement vous proposer un blague « marketo-hacking » avec ma seringue au début de cette intervention, autant ce n’est pas une blague que dans un grand forum sur les mobilitées et « smart cities » de voir des entreprises et pôles de compétivités et des institutions publiques inciter à aller très loin dans la surveillance biométrique.

Pourquoi ne pas mettre aussi l’empreinte chimique de l’encre du tatouage dans une blockchain qui n’oublie rien au passage ?

Une fois que vous confiez une partie de votre intimité biométrique ou biologique ou de votre intimité morphologique, que se passe t-il ?

Donc il y a des tiers de confiance, des entreprises ou des collectivités dont le métier est le recueil et l’acheminement, et le stockage, de votre vie biologique et des données morphologiques qui les accompagnent. Mais ces organisations n’ont pas une culture de la sécurisation et de l’anonymisation ?

Petite nouvelle blague.

Connaissez-vous les points communs entre :

Chacun peut être interprété et représenté comme un réseau où les connexions entre les éléments capturent des clés et déchiffent ces clés pour gérer les relations et les intéractions. Comme toute activités et usages de clés, cela laisse une empreinte.

« FUD : Fear, uncertainty and doubt (FUD, littéralement « peur, incertitude et doute) »

Je ne voudrais créer les conditions d’un climat de craintes sans justification, mais ne serait-il pas temps de mettre en place des stratégies pour éviter le fichage à l’extrème de notre morphologie propore et de notre corps biologique ? Et d’éviter les dérives qui vosn avec cette surveillance ?

Car il y a un problème avec les données du vivant que les données d’usages et meta-données de connexion n’ont pas. Le vivant n’a pas de Ctrl+atl+z !

Vous ne pouvez pas remettre à zéro l’existance de votre morphologie et de votre biologie.

Données personnelles et biologiques et morphologiques, pisteur d’authentification, et données d’usages des technologies avec dedans des services médicaux, paramédicaux, santé, nutrition, pharma etc. Qu’est ce qui pourrait mal tourner ?

Depuis 1990 il y a bien des intruments légaux pour encadrer les pratiques autour du vivant, comme l’Organisation Mondiale de la Propriété Intellectuelle. Depuis 1950, l’Office Européen des Brevets (OEB) travail sur ce sujets de privatisation du vivant et des risques liés, en relation avec les Nations Unies. Mais l’OEB ne reconnait toutjourspas le droit des peuples (DNUDPA des Nations Unies) ce qui ouvre par exemple des possibilités à des entreprises de s’approprier le patrimoine chimique et biologique de la Quinine de Cayennet et de réalsier une véritable biopiraterie.

Cela pourrait être aujoud’hui une configuration similaire avec la conception d’un thérapie génique qui serait conçue, en partie tout du moins, à partir de données que vous auriez fournies, avec un consentement plus ou moins fabriqué. Nous parlons là de données personnelles et biologiques couplées à des données d’usage, ou méta données, avec au milieu de cette configuration des services médicaux, para-médicaux, de santé, de nutrition et de pharmacologie.

Rappelez-vous que même un pacemaker est avant tout un émetteur-récepteur.

Soyez-curieuses et curieux de la mulplication de sites et d’applications aux tests de parentalité ou de généalogie, des dévérouillage d’appareil par empreinte digitale.

Et que se passe t-il s’il on découvre que je suis porteur d’un maladie infectieuse qui pourrait menacer le « sol américain » ?

Alors que nous reste t-il pour nous protéger ? Breveter le vivant ?

C’est une riche idée de fournir cette opportunité de vous prendre oude d vous déposséder de plus d’intimité ? De breveter ce qui compose votre biologie et votre morphologie, et votre environnement ?

Mais il n’y a pas que le corps humain ou la graine d’un végétal qui sont menancés par ces riques.

Par exemple, Walmart, entreprise américaine multinationale spécialisée dans la grande distribution, dépose un brevet sur des abeilles robots pour pallier à l’éffondrement des populations d’abeilles et subvenir aux besoin de pollinisation . Ce qu’il faut voir là entre les lignes c’est une privatisation, au sens priver de quelque chose, d’un service ecosystèmique vital. C’est le brevetage d’un service écosysytèmique rendu. Une main mise de contrôle et de surveillance et manipulation sur un processus qui relève de l’écologie des communauté et des systèmes. Un acaparement d’une partie de nos besoins intimes biologiques en qualité d’espèce humaine appartenant à la biopshère. Un nouveau paradigme dans lequel seul Walmart décide de ce qui est bon et ce qui est mal, dans lequel seul Walmart tire bénéfices.

Existent-ils des solutions ?

Le mélange de l’expertise en biologie acquise par l’expérimentation, le développement de logiciels, le contrôle de la qualité, la sensibilisation aux principes de l’open source, et l’expertise en sécurité transférée par le travail professionnel de nombreux amateurs de DIYbio, a conduit à une sous-culture unique au sein de cette communauté, certains membres se désignant eux-mêmes comme des biopunks en référence aux cypherpunks du début du siècle. Ce qui a mené Meredith Pattereson à déclamé « A Biopunk Manifesto » en 2012.

De la même manière que nous avons des Free Open Source Software, nous devons avoir des techniques et des sciences libres et éthiques pratiquées et interrogées par le plus grand nombre, par le société, avec une visée démocratique. Car nous n ne pouvons exclure de ce processus sur ces enjeux sociétaux la majeure partie de la population qui en subit les riques et les conséquences de ces risques.

Comme sur cette image d’un OpenPCR, polymerase chain reaction, open hardware et open software à prix abordable et reproductible dans un fablab ou hackerspace, permettant une pratique collaborative et citoyenne des sciences du vivant. La PCR est une technologie qui a bouleversé la biologie. De façon comparable le marériel pour un open CRISPR cas-9 et les pratiques ouvertes sur les manipulation géntiques offrent les possibilités à un plus large évantail de la popualtion d’adresser les questions sur les enjeux d’intimité du vivant et de condidentialité du vivant.

Rencontrons-nous pour en parler plus pronfonfément et pour établir des stratégies d’hygiène et de défense numérique, biologique et biométrique.

Notes complémentaires

  1. Le biologiste John Sulston est mort. En 2002 il racontait dans nos colonnes comment l’intégralité de la séquence du génome humain a pu rester dans le domaine public. Et le sauver de la spéculation (temporairement) : https://www.monde-diplomatique.fr/2002/12/SULSTON/9777
  2. FNAEG : Fichier national des empreintes génétiques. “Dans le fichier national des empreintes génétiques: on peut dire des choses. Reperer les gens et tirer des informations sur l’origine et l’état de santé (note : de la CNIL)” : https://www.cnil.fr/fr/fnaeg-fichier-national-des-empreintes-genetiques
  3. il existe “Formulaire Demande d’effacement du fichier national automatisé des empreintes génétiques (Fnaeg) - Procureur de la République” : https://www.service-public.fr/particuliers/vosdroits/R33424
  4. Le conseil constitutionnel a/avait des réserve sur le fichier national génétique et les critiques sont déjà existantes : https://fr.wikipedia.org/wiki/Fichier_national_automatis%C3%A9_des_empreintes_g%C3%A9n%C3%A9tiques#R%C3%A9serves_du_conseil_constitutionnel
  5. Selon une chargée de recherche de l’Inserm , les segments ADN du FNAEG pourraient fournir des indications sur le statut médical et sanitaire des personnes : https://fr.wikipedia.org/wiki/Fichier_national_automatis%C3%A9_des_empreintes_g%C3%A9n%C3%A9tiques#R%C3%A9serves_du_conseil_constitutionnel
  6. Mon génome à poir sur internet par Stéphane Bortzmeyer

textes supplémentaires

  1. Petite histoire d’introduction à biononymous et bioprivacy
  2. framastory Biononymous et Bioprivacy - 1

CC0
To the extent possible under law, Xavier Coadic has waived all copyright and related or neighboring rights to Biononymous Bioprivacy web2day. This work is published from: France.

Merci à toutes les personnes qui soutiennent les efforts par leurs dons


Xavier Coadic

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