OCNI: Objet de Consensus Non Identifié

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Réflexion sur le design et/ou le process de Consensus.

Après 4 années de réflexions et d’expérimentations sur différentes voies de gestions et d’organisation dans les tiers-lieux, communautés de pratiques collaboratives et l’open source, il m’aura suffit d’une circonstance de rencontre physique avec Sylvia Fredrikson, chercheuse en design ; Dr Antoine Burret, en sociologie ; Yann Heurtaux, historique acteur des écosystèmes collaboratifs ; et Nicolas Loubet, Radical & sustainable innovation addict. De cette rencontre naitra une déclaration publique sur le besoin d’évolution des gouvernances.

La folie, c’est se comporter de la même manière et s’attendre à un résultat différentAlbert Einstein

Par le prisme de tiers-lieux comment expérimenter et mettre en oeuvre des processus de prise de décisions collectives adpatées à des besoins de création de nouveaux paradigmes sociétaux ?

Par premiers abords, je [re]précise les nécessités:

Wardekker J. et al. (2010) “Operationalising a resilience approach to adapting an urban delta to uncertain climate changes”, Technological Forecasting and Social Change

Contexte et bords

Contexte

Si du temps semble nécessaire aux réflexions et actions communes, il apparait une importance égale de temps pour la mise en application des soltions retenues. Ce postulat provient des expérimentations et retour d’expériences du Bretagne Lab Tour 2015 et du tour de France 2016 LabOSE.

Ce que nous avions appelé une Exaptation, en début d’année 2016, pour tansformer le gouvernance d’une communauté tiers, le Biome HackLab, était un processus de transformation de flux de décission intra/extra ou interne/externe à une communauté de pratiques collaboratives open source démarré fin 2015 avec des collaborations debordant le cadre cette communauté de pratique du Biomimétisme libre et open source.

S’en suivit un travail sur le consensus et une expérimentation de terrain en 2017 : Consenus Expérience ainsi qu’une librairie sur le sujet puis un atelier lors de la biennale internationle du Design de St Etienne.

Bords

Un consensus est un accord des volontés sans aucune opposition formelle. Le consensus se distingue de l’unanimité qui met en évidence la volonté manifeste de tous les membres dans l’accord. Un consensus caractérise l’existence parmi les membres d’un groupe d’un accord général (tacite ou manifeste), positif et unanime pouvant permettre de prendre une décision ou d’agir ensemble sans vote préalable ou délibération particulière. Le consensus peut parfois être contraire à la majorité en tant que résultat.

Bien qu’en principe le consensus désigne un accord positif et unanime, l’usage récent a consacré des sens dérivés :

Le consensus semble faire appel à la responsabilité individuelle et collective passant au dessus de l’abord des droits et devoirs des individus et du groupe. Par le dialogue comme obligation (devoir) puis par l’entretien d’un commun qui profite à chacun et au-delà de l’individu et du goupe lui-même.

La responsabilité est le devoir de répondre de ses actes, toutes circonstances et conséquences comprises, c’est-à-dire d’en assumer l’énonciation, l’effectuation, et par suite la réparation voire la sanction lorsque l’attendu n’est pas obtenu.Wikipédia

Responsabilité

Du verbe latin respondere (« se porter garant, répondre de »), apparenté à sponsio (« promesse »). Cela confère au mot responsabilité une idée de devoir “ assumer ses promesses”

Objetcif de cette réflexion sur le consensus

Points à évaluer pour assoire cette réflexion

Chemin de réussité de cette démarche Le travail collectif fourni, par exemple Wolrd Trust Foundation, ansi que les discours tenus engendre un acte de prommesse fait à un ensemble de personnes. Cet ensemble est une configuration sociale particulière où se produit une rencontre entre des entités individuées qui s’engagent (Cf thése Dr Antoine Burret “Etude de la configuration en Tiers-Lieu - La repolitisation par le service”)

Pouvons nous assumer ces promesses individuelles ou collectives en adaptant nos propres règles (fork) ou en améliorant les failles système (hack) en vue de l’intérêt commun ?

Didactique et sémantique

• aition [aition]

Le terme grec le plus général pour la cause ou la responsabilité, utilisé par Aristote en particulier en référence à l’un des 4 types de réponse légitimes à une question du genre “Pourquoi…?”

• La Physique traite de la « Phusis », c’est-à-dire de la nature, et envisage les réalités non immuables (par opposition de la métaphysique dont l’objet est stable et éternel).

Elle étudie en particulier, les causes de changement dans la Nature, la cause se définissant comme ce qui répond à la question « pourquoi » ?.

Il existe quatre types de causes permettant de connaître et de comprendre la production de la réalité :

Pourquoi y a-t-il quelqu’un plutôt que personne ?Hannah ArendtLa fatalité, c’est personne, la responsabilité, c’est quelqu’un.Paul Ricœur

Abstract

Je tiens à souligner le principe des circonstances, qui éxigent une rencontre et surtout une mise en action commune d’une évolution ou exaptation, pour faire ressortir la nécessité diffuse de nouveaux modèles de gouvernance dédiés et adaptés à un nouveau monde en émergence composé de multitudes bien différentes de nos sociétés du XX ème siècle. Ce travail de compréhension et inventaire non-exaustif sur les circonstances de rencontres est mené librement en open source et en transparence ouverte à contribution dans un espace wiki sur movilab. Movilab se construit sur une volonté collective : “Le patrimoine informationnel commun des Tiers Lieux Libres et Open Source” - TiLiOS

Si Tiers-Lieu{X} et communautés ‘Tierces’ il doit y avoir et être définis pour modifier un environnement qui touche à ses limites, cela ne peut advenir que si et seulement si (tout droit à l’erreur inaliènable gardé) un design ou un processus de gouvernance nouveau est expérimenté et conceptualisé.

Dans la suite de ces lignes, nous allons tenter de débroussailler le principe de consenus, au prisme de Noisebridge, et ses applications concrètes dans le rôles des instances libres et open source et dans les principes de gouverances appliqués aux communautés de pratiques collaboratives.

Ce travail fait écho aux démarches naissantes post-doctorale de Antoine Burret sur les “Etapes vers une conception politique du tiers-lieu” et mènera à des collaborations appronfondies sur les points de congruences traités.

Le Consensus chez Noisebrige

Noisebridge est un hackerspace anarchiste et pédagogique implanté à San Francisco, inspiré par des hackerspaces d’Europe comme le Metalab à Vienne (Autriche) et le C-base à Berlin. Il a reçu de multiples prix. Il est enregistré comme une association sans but lucratif (IRS 501(c) charitable status). D’après la page Vision du site web Noisebridge, “Noisebridge est un espace pour partager, créer, collaborer, pour la recherche, le développement, le mentorat, et bien sûr, pour apprendre. Noisebridge est également plus qu’un espace physique, c’est une communauté dont les racines s’étendant à travers le monde”. Il a été mis en place et a commencé à se réunir en 2007 et possède des locaux permanents depuis 2008. Wikipédia

Regard sur “Consensus Process” documenté chez Noisebridge

https://www.noisebridge.net/wiki/Consensus_Process

What is Consensus? Consensus is a non-violent way for people to relate to each other as a group. Successful use of a consensus process depends on people understanding the idea and wanting to use it.More Consensus Info

Pour les membres fondateurs et les contributeurs à l’histoire de Noisebridge, Le consensus est une manière non violente pour les personnes de se rapprocher en tant que groupe. L’utilisation réussie d’un processus de consensus dépend des personnes qui comprennent l’idée et souhaitent l’utiliser.

Consensus allows us to recognize areas of agreement and act together without coercing one another (but see below *). Under consensus, the group takes no action that is not consented to by all group members.

The fundamental right of consensus is for all persons to express themselves in their own words and of their own will; the fundamental responsibility of consensus is to assure others of their right to speak and be heard.

A Noisebridge, Le consensus permet de reconnaître les domaines d’accord et d’agir ensemble sans contraindre l’autre. Via consensus, le groupe ne prend choix d’aucune action qui n’est pas approuvée par tous les membres de ce groupe.

We wish to avoid revealing the impression that “real live discussion with real live human beings” are simply buzzwords for Noisebridge’s own de facto brand of coercively extracting approval of Consensus items (steamrolling), e.g., through Social Pressure or other manipulative Social Engineering techniques.

Ici les membres de Noisebridge posent des garde-fous pour éviter ou limiter les risques de dérives de l’usage du consensus comme outil de gouvernance sous forme d’acquisition déloyale d’information et d’escroquerie, pour obtenir d’autrui, un bien, un service ou des informations clefs. Cette pratique exploiterait alors les failles humaines et sociales de la structure cible, à laquelle est lié le système informatique visé. Utilisant ses connaissances, son charisme, l’imposture ou le culot, les utilisateur de social enginnering abusent de la confiance, de l’ignorance ou de la crédulité des personnes possédant ce qu’il tente d’obtenir

Ce souhait d’éviter cette dérive révéle que l’impression ressentie de la «vraie discussion en direct avec de vrais êtres humains» ne serait que des mots-clés qui extraientt de façon coercitive l’approbation des points et/ou objet Consensus (steamrolling), par exemple par la pression sociale ou d’autres techniques manipulatrices d’ingénierie social.

Il émerge là, dans la pratique du consensus chez Noisebridge une compréhension de causes permettant de connaître et de comprendre la production de la réalité. De cette émergence, les membres de Noisebridge élaborent une stratégie pour contrer les risque de manipulation de la réalité, afin d’éviter toute concentration de pouvoir, d’autocratisme ou de totalitarisme.

Voir également :

We reject: kings, presidents, and voting. We believe in: rough consensus and running code.” Dave Clark, IETF Proceedings, July 1992

Regard sur les échanges qui préfigurent cette version du consensus

L’un des avantages fourni par Noisebridge, pour l’étude et la compréhension du consensus comme moyen de gouverannce dans une communauté de pratiques, est la documentation dense et transparente.

En plongeant dans le fil des discussions et échanges documentés entre les membres de Noisebridge on remarque rapidement la prédominance de certains individus dans le processus de proposition. Ces propostions influencent les choix communautaires, ces influences sont mise en oeuvre par une dizianes d’individus seulement. L’infleunce de Mitch Altman, comme figure de proue du hackersapce Noisebridge, est visible dans la documentation cité ci-avant. Le Nombre de ces contributions ainsi que le nombre de réponses et dialogues qu’il engendre sont nettement supérieure à celles de membres moins emblématiques.

Dans tout homme sommeille un prophète, et quand il s’éveille il y a un peu plus de mal dans le monde… La folie de prêcher est si ancrée en nous qu’elle émerge de profondeurs inconnues à l’instinct de conservation. Chacun attend son moment pour proposer quelque chose: n’importe quoi. Il a une voix; cela suffit. Nous payons cher de n’être ni sourds ni muets.Emil Cioran Extrait de: Précis de décomposition (1949)

Observations de terrain hors Noisebridge

Hôtel Pasteur

Rennes, France

Les travaux du chercheur Lilian Ricaud, sur la collaboration - la gouverance et le travail en réseau, ne sont peu ou prou connus par cette communauté.

Le projet pasteur et son concept d’hospitalité est placé par chaque individu au dessus de l’intérêt personnel.

L’importance de la rencontre entre individus se révèle primordaile pour engendrer des actions.

Tiers lieux et océan

Observation basée sur l’experience : “Le processus de l’atelier aux “Tiers Lieux”

La pratique du nomadisme et les réflexions documentées m’ont poussées à interroger l’influence de sous-culture dans les processus de transformation de lieux tiers et des commauntés de pratiques.

La thése “La fabrication numérique personnelle, pratiques et discours d’un design diffus : enquête au coeur des FabLabs, hackerspaces et makerspaces de 2012 à 2015” par Camille Bosqué, dont j’ai assisté à la soutenance et participé à la mise en narration de cette soutenance, est un objet d’étude riche qui fournit au moins 3 axes de réflexion pour ce travail sur le Consensus :

A. L’analyse scientifique de la pratique du design dans ces communautés et ces lieux

«Sans constituer de paradigm eclos, le design diffus détourne les normes instituées etles procédures classiques du design et de l’industriepour proposer une conception exploratoire et ouverte dela fabrication.» Camille Bosquet

B. les aspects socio-anthropologiques des individus qui composent ces commuanutés.

Quand on est pas un maker, il faut être capable de justifier sa présence dans un univers de création technologique”. Michel Lallemant, sociologue ayant lui même été en immersion à Noisebridge.

Phrase exprimée lors de la soutence de thése qui s’illsutre dans les difficultés recnontrées par Camille Bosquet lors de ces 5 années d’immersion. On tourve ainsi dans cette thése du matériel pour une compréhension de l’influence de sous-culture dans les comportements quotidiens des individus qui font ces lieuxx, qui font les orientations prises et les évolutions acquises.

C. Le travail critique de terrain de cette thèse qui fut d’ailleurs souligné par Nicolas Thely, Professor in Art and Digital Humanities - Art critic (ex Le Monde, Les Inrockuptibles) - Director of Social Sciences and Humanities Institute in Brittany (CNRS), lors de la soutenance de cette thése.

Ainsi en m’interressant à l’observation et à le compréhension de 2 lieux différents, mais proche géorgaphiquement ; 2 espaces-temps de pratiques collaboratives orientés sur les océans par l’influence des pairs fondateurs, j’ai pu relver et apprécier le rôle du design dans leurs évolutions mises en parallèle dans cette page wiki

Ce travail ce conforte dans l’itinérance “Sur le routes de la confiance” du Bretagne Lab Tour 2017

Il en ressort 5 axes de complément à la réflexion sur le consensus et le design :

Réflexions collectives sur l’utilisation ou non du design des instances et sur un possible “Design de Consensus”

1. Expérience de consensus

1- Test en communauté de pratiques avec le Biome HackLab à Rennes et tous ces membres en France.

1-a “He who does is legit” écrivait Michel Lallement, après notamment une immersion à Noisebridge.

Mais il s’agit de comprendre comment réagit le “Celui qui fait” avant de tenter de mettre en place en consensus dans les communautés de pratiques collaboratives.

1-b Le droit à l’erreur est inaliénable

1-c La loi des 2 pieds : si tu n’es ni en train d’apprendre ou de contribuer passe à autre chose [tu pourras revenir] (Wikipedia)

Individu doué de sens, d’esprit, de réflexion de sentiments, l’être humain agit sur son environnement et ses congénères tout comme régit à l’influence de ce même environnement et de ses mêmes congénères.

Pour répondre à la place du design dans la conception d’un consensus, et donc à la responsabilité du design comme pratique (…) voir les notes en fin de document.

2. Il y a t-il une place pour le design dans le consensus ?

Provenant de la [#BiennaleDesign17] Design de (processus de) Consensus [Tiers-Lieux]

Et il est désormais impossible de parler du design sans envisager les effets qu’il produit sur les relations que nous entretenons avec cette rationalité-là, qu’il s’agisse de la contester, de l’aménager, de lui renvoyer une image ironique ou d’aller voir dans ce qui demeure des ses interstices si n e se cachcheraient pas quelques possibles inaperçus que l’on pourrait traduire en propositions affectant nos mods de vies.Poïétique du Design. Conception politique. sous la direction de Gwenaëlle Bertrand et Maxime Favard

“Il se pourrrait en effet que la dimension politique du design soit moins à rechercher dans quelques allégeances à telle idéologie déterminée que dans les enjeux que, explictement ou non, consciement ou non, il brasse, travaille, reformule au quotidien, des enjeux qui touchent très précisément à notre expérience, à nos façon de vivre dans un monde dominé par une raison devenue totalisante.Poïétique du Design. Conception politique. sous la direction de Gwenaëlle Bertrand et Maxime Favard

Autrement dit, le “politique du design ne serait pas seulement à chercher dans les positions manifestes prises par tel ou tel designer, même si de telles déclarations sont nombreuses, depuis le Bauhaus, le radicalisme italien, Victor Papanek et tant d’autres ; il ne serait pas non plus suelement dans la dimension politique que comporte déjà les moindres décisions que prennent les designers, à quelque échelle qu’ils travaillent, à chaque étape de leurs conceptions et réalisations, dans les relations q’uils entretiennent avec leurs maîtres d’ouvrage ou autres commanditaires […]Poïétique du Design. Conception politique. sous la direction de Gwenaëlle Bertrand et Maxime Favard


Travail en cours… contributions beinvenues. Pour cela, ouvrir une ISSUE nommée #OCNI “Titre de votre proposition” et décrire avec précision vos suggestions et idées. Une fois le dialogue avancé jusqu’à un accord votre ajout sera passé en contribution et vous serez co-auteur contributeur (github est une palteforme d’édition collaborative permattant de gérer les versions et conserver l’aborescence des contibutions pour des productions open source)


Note pour plus tard :

Merci à toutes les personnes qui soutiennent les efforts par leurs dons


Xavier Coadic

Xavier Coadic

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